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« La vague du cinéma érotique »

 

En 1968, l’arrivée sur les écrans québécois du film « Valérie » a eu un effet choc. Pour la première fois, la femme québécoise était exposée, dans son corps et dans ses désirs les plus intimes. Le succès du film a eu un effet d’entraînement qui poussa le cinéma québécois vers une production de drames et de comédies érotiques et sentimentales, avec plus ou moins de budget.

 

Ces films ont généralement des scénarios peu élaborés et comptent sur l’attrait de la nudité pour attirer le spectateur voyeur. L’apport de personnalités bien établies dans le milieu artistique permet à certains films de mousser leur popularité auprès de la masse, avec plus ou moins de succès selon les circonstances.

 

Voici une brève description de ces films qui n’auraient probablement pas vu le jour en dehors de cette vague érotique du cinéma québécois.

 

 

 

 

 

Classés par année de diffusion :

Valérie

Finalement

L’initiation

7 fois… par jour

Deux femmes en or

Fleur bleue

L’amour humain

Les chats bottés

Les mâles

Y’a plus de trou à Percé

Viens mon amour

La pomme, la queue et les pépins

Après ski

Tout feu, tout femme

Pile ou face

Les chiens chauds

 

 

 

 

 

 

 

« Valérie »

Réalisation de Denis Héroux.

Scénario de John Dunning, Louis Gauthier, Denis Héroux, André Link et Richard Sadler.

1968

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Lorsque le film « Valérie » a été lancé en 1968, ce fut le choc. Le Québec puritain se lançait à l’assaut du marché du cinéma érotique. Comme on le disait à l’époque, on déshabillait la petite québécoise. Même la vedette principale, Danielle Ouimet, ne s’attendait pas à autant d’exposition de son corps lorsqu’elle a lu le scénario. Elle raconte en anecdotes qu’en lisant dans le scénario que Valérie se déshabillait dans une cabine d’essayage, elle croyait que ça se ferait de façon suggestive, et non pas aussi directement puisque ça ne s’était jamais fait au cinéma québécois. Si de nos jours, le fait de voir des fesses et des seins sur nos grands écrans fait partie de la routine du cinéma, en 1968, c’était très osé. Le film eut un tel impact qu’il déclencha une vague de films dont le scénario visait uniquement à montrer des scènes de nudité. Dans « Valérie », Denis Héroux racontait l’histoire d’une prostituée, qui développe une belle relation avec un artiste peintre joué par Guy Godin. Une scène troublante du film : le comédien Henri Norbert tient le rôle d’un client de Valérie qui tente de la violer.

 

Distribution :

 

Danielle Ouimet

 

Guy Godin

 

Andrée Flamand

 

Kim Wilcox

 

Claude Préfontaine

 

Henri Norbert

 

Michel Paje

 

Clémence Des Rochers

 

Paul Buissonneau

 

Yvan Ducharme

 

Pierre Paquette

 

 

Gaétan Labrèche

 

 

Georges Carrère

 

 

Hugo Gélinas

 

 

Luce Triganne

 

 

Christian Delmas

 

 

René Bail

 

 

 

(Source photo : http://www.moviegoods.com/movie_product.asp?master_movie_id=3387 )

 

 

 

 

 

« L’initiation »

Réalisation de Denis Héroux.

Scénario d’Yves Thériault.

1970

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Même si l’effet de surprise engendré par « Valérie » n’est plus là, « L’initiation » obtient aussi beaucoup de succès au box-office de l’époque. Toujours réalisé par Denis Héroux, ce film le classe comme le cinéaste précurseur de cette vague érotique du cinéma. Il fait toujours appel à la présence de Danielle Ouimet, mais elle n’est plus la vedette principale, déléguant cette tâche à la chanteuse Chantal Renaud. L’histoire est celle de quatre jeunes femmes qui explorent les différentes façons d’aimer. Victoire (Chantal Renaud) rêve de l’amour romantique qu’elle découvre avec un grand écrivain, personnage interprété par Jacques Riberolles. À l’opposé, Nadine (Danielle Ouimet) vit ouvertement sa sexualité libérée. Christine (Céline Lomez) croit à un seul amour pour toute la vie. Quelque part au milieu de tout ça, Judith (Louise Turcot) voudrait bien une relation solide mais ne se fait pas d’illusion sur les désirs charnels. L’une des scènes marquantes est celle où les quatre femmes sont au sauna et se parlent de leurs aspirations amoureuses, scène qui a entre autre inspiré « Le déclin de l’empire américain ». La chanson thème du film, « Un jour il viendra mon amour » interprétée par Diane Dufresne, a aussi marqué cette époque.

 

Distribution :

 

Chantal Renaud

 

Céline Lomez

 

Danielle Ouimet

 

Louise Turcot

 

Jacques Riberolles

 

Gilles Chartrand

 

Janine Sutto

 

Béatrice Picard

 

Serge Laprade

 

Michel Girouard

 

Jacques Zouvi

 

Pierre Labelle

 

Daniel Gadouas

 

France Dionne

 

Jean-Pierre Payette

 

 

(Source image : Cinépix inc.)

 

 

 

 

 

« Deux femmes en or »

Réalisation de Claude Fournier.

Scénario de Claude Fournier et Marie-Josée Raymond.

1970

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« Deux femmes en or » est sans contredit le plus grand succès de l’époque du cinéma érotique, ayant gardé le record du nombre d’entrées au cinéma jusqu’à l’arrivée des « Boys » en 1997. La force de ce film réside dans le fait qu’en plus de montrer des scènes de nu, le scénario fait preuve d’un humour débridé qui plaît au public. Deux couples de Brossard, les Turcot et les Lamoureux, vivent heureux dans leur petite banlieue. Lorsque Fernande (Monique Mercure) et Violette (Louise Turcot) soupçonnent leurs maris (Donald Pilon et Marcel Sabourin) de leur être infidèles, elles décident d’explorer à leur tour leur sexualité en prenant d’assaut tous les livreurs et réparateurs que la vie peut leur apporter. Dans ce contexte, une multitude de personnalités connues peuvent venir faire leur petit bout de film, permettant d’attirer une large clientèle aux portes du cinéma. Par exemple, on peut voir Yvon Deschamps en réparateur de téléphone, Gilles Latulippe en livreur pour la buanderie, Donald Lautrec en laitier et Paul Berval en nettoyeur de tapis. Même le syndicaliste Michel Chartrand y fait une apparition mémorable dans la peau du juge qui doit déclarer que Fernande et Violette sont « deux femmes en or ». Robert Charlebois assume la portion musicale du film d’où est extraite la chanson « Miss Pepsi ».

 

Distribution :

 

Louise Turcot

 

Monique Mercure

 

Donald Pilon

 

Marcel Sabourin

 

Francine Morand

 

Jean-Vincent Fournier

 

Donald Lautrec

 

Yvon Deschamps

 

Gilles Latulippe

 

Paul Berval

 

Paul Buissonneau

 

Réal Béland

 

Jean Lapointe

 

Georges Groulx

 

Michel Chartrand

 

Janine Sutto

 

Raymond Lévesque

 

Earl Pennington

 

Lucien Lecompte

 

Michel Verrier

 

Sydney Rosenstone

 

Vittotio Fiorucci

 

Guy Godin

 

Et plusieurs autres…

 

 

(Source image : http://www.jean-lapointe.com/filmographie.php )

 

 

 

 

« L’amour humain »

Réalisation de Denis Héroux.

Scénario de Roger Fournier.

1970

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Une sexualité réprimée par la religion peut exploser à tout moment. La chasteté n’était tout simplement pas faite pour les personnages joués par Louise Marleau et Jacques Riberolles dans « L’amour humain », le troisième film à caractère érotique de Denis Héroux. Le prêtre quittera les ordres tandis que la religieuse reviendra à la vie civile. Mais le retour à une vie laïque ne se fait pas si facilement et le bel émoi physique que vivent nos deux héros se transforme vite en grisaille du quotidien. Peu connu, le film ne passera pas à l’histoire. Il faut dire, à sa défense, que le film est sorti en octobre 1970, alors que l’une des plus grandes crises politiques bouleversait le Québec.

 

Distribution :

 

Louise Marleau

 

Jacques Riberolles

 

Charlotte Boisjoli

 

Ovila Légaré

 

Germaine Giroux

 

Jean-Pierre Compain

 

Nana DeVarennes

 

Denise Proulx

 

Denise Cléroux

 

Simone Piuze

 

Yvan Canuel

 

Suzanne Valéry

 

Céline Bernier

 

Jean-Pierre Légaré

Louise Marleau

 

Teddy Burns-Goulet

 

Suzanne Plouffe

 

Yves Plouffe

 

Jean Guilda

 

(Source photo : http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/petitj/ Le Petit Journal, dimanche 11 octobre 1970, page 73)

 

 

 

 

 

 « Les mâles »

Réalisation de Gilles Carle.

Scénario de Gilles Carle.

1970

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Depuis « Les mâles » en 1970, Gilles Carle n’a jamais eu peur d’avoir recours à la nudité dans ses films, surtout lorsqu’ils mettent en vedette ses compagnes de vie, Carole Laure et Chloé Ste-Marie. En 1970, son film s’inscrit particulièrement dans la vague de cinéma érotique à la différence près que son scénario est davantage élaboré et l’esthétisme des images en font un classique du cinéma de chez-nous. La chanson thème interprétée par Isabelle Pierre, « Le temps est bon », contribue aussi à garder le film à nos mémoires. Après avoir passé 553 jours dans les bois, deux hommes (joués par Donald Pilon et René Blouin) partent à la recherche d’une femme pour assouvir leurs besoins sexuels. Leur dévolu est jeté sur une belle infirmière de campagne, rôle tenu par Katherine Mousseau. À leur retour au camp, ils font la connaissance de Rita Sauvage (Andrée Pelletier) de qui ils tombent éperdument amoureux tous les deux.

 

Distribution :

 

 

 

Donald Pilon

 

René Blouin

 

Andrée Pelletier

 

Katherine Mousseau

 

Guy L’Écuyer

 

J. Léo Gagnon

 

Joël Denis

 

Marc Gélinas

 

Denise Lafleur

 

Michèle Latraverse

 

Jacques Bilodeau

 

Paul Gauthier

 

Robert Desroches

 

José Rettino

 

 

(Source image : http://www.moviecovers.com/film/titre_LES%20MALES.html )

 

 

 

 

 

« Viens mon amour »

(Love In a 4 Letter World)

Réalisation de John Sole.

Scénario de John Sole et Arthur Veronka.

1970

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Les scènes de sexe sont internationales. Tournées en français, on s’y reconnaît davantage en tant que peuple franco-canadien. Mais il existe aussi quelques films anglophones qui ont tenté, sans succès, de réitérer le succès des « Valérie » et « Deux femmes en or ». Parmi ces films tournés dans la langue de Shakespeare, le premier film de John Sole ne passera pas à l’histoire. Si on le retient aujourd’hui, c’est bien parce qu’on y retrouve les noms de Monique Mercure et de André Lawrence qui ont été associés à ce genre cinématographique dans d’autres productions. Soulignons également la participation de Pierre Létourneau, un chanteur qui joue l’un de ses seuls rôles au cinéma.

 

Distribution :

 

Michael Kane

 

Helen Whyte

 

André Lawrence

 

Pierre Létourneau

 

Cayle Chemin

 

Monique Mercure

 

Candy Greene

 

Terence G. Ross

 

Don MacIntyre

Candy Greene et

André Lawrence.

 

David Yorston

 

Gilles Chartrand

 

 

Donna Clark

 

 

Francine Vivant

(Source photo : http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/petitj/ Le Petit Journal, dimanche 9 août 1970, page 65)

 

 

 

 

 

« Après ski »

Réalisation de Roger Cardinal.

Scénario de Roger Cardinal et Pierre Brousseau.

1971

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Le décor enchanteur des Laurentides sert de trame de fond à ce film de Roger Cardinal où la comédie se mêle une fois de plus avec l’érotisme. Une foule de personnages évoluent en ce magnifique paysage où l’on se retrouve pour skier, mais surtout pour fraterniser après le sport. Deux éminents membres du groupe Les Baronets s’y retrouvent, soit René Angélil et Pierre Labelle. Outre ces deux vedettes de la chanson, une pléiade d’artistes défile tout au long des images, dont Janine Sutto, Raymond Lévesque, Mariette Lévesque, Céline Lomez, Daniel Pilon, Jacques Desrosiers et Francine Grimaldi pour ne nommer que ceux-là. Il ne faudrait pas oublier de mentionner la participation de la jeune Angèle Coutu qui n’a pas hésité à dénuder sa poitrine pour les besoins du scénario. Le film est saisi par l’escouade de la moralité qui avait reçu une plainte du curé de la paroisse St-Roch à Québec. Les instances ayant jugé le film obscène condamnent les producteurs à une amende de 400$.

 

Distribution :

 

Daniel Pilon

 

Mariette Lévesque

 

Céline Lomez

 

Robert Arcand

 

Robert Demontigny

 

Jacques Desrosiers

 

Pierre Labelle

 

René Angélil

 

Janine Sutto

 

Angèle Coutu

 

Raymond Lévesque

 

Pierre Ménard

 

Charlene Calender

 

Roger Michaël

 

Francine Grimaldi

 

Diane Gauthier

 

 

Lucien Lecompte

 

 

Et plusieurs autres…

 

 

 

(Source image : Les Films Équinoxe)

 

 

 

 

 

« Pile ou face »

Réalisation de Roger Fournier.

Scénario de Gérald Tassé

1971

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Avec des interprètes respectés comme Nathalie Naubert et Jean Coutu, certains spectateurs s’attendaient peut-être à trouver un film honorable en se rendant voir « Pile ou face ». À leur grande surprise, le film de Gérald Tassé s’inscrit dans la mode du cinéma érotique. Même que Jean Coutu, l’inoubliable Survenant de la télévision, y apparaît complètement nu. Cette année-là, les humoristes se sont bien moqués de l’attribut masculin de monsieur, vedettariat oblige. Le film faisait aussi appel à une pléiade de comédiens qu’on n’était pas habitués de voir dans ce genre de production, comme Patrick Peuvion, Georges Carrère, Ernest Guimond et, oh surprise, le chanteur Robert Demontigny. Peu de temps après sa sortie, le film est saisi par l’escouade de la moralité qui avait reçu une plainte du curé de la paroisse St-Roch à Québec, le même jour que le film « Après ski » de Roger Cardinal.

 

Distribution :

 

Nathalie Naubert

 

Jean Coutu

 

Diane Arcand

 

Monique Bélisle

 

Patricia Foster

 

Jean-Denis Leduc

 

Patrick Peuvion

 

Jérôme Tiberghien

 

Jacqueline Fellay

 

Georges Carrère

 

Robert Demontigny

 

Ernest Guimond

 

Claudia Henley

 

Alpha Boucher

 

Christian Delmas

 

Marie-Claire Nolin

 

Jean-Yves

 

 

(Source image : http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/petitj/ Le Petit Journal, dimanche 21 février 1971, cahier cinéma, page 6)

 

 

 

 

 

« Finalement »

Réalisation de Richard Martin.

Scénario de Jean Amadou.

1971

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On ne peut pas dire que « Finalement » est un film marquant du cinéma québécois, si ce n’est qu’il met en scène les deux mêmes acteurs principaux que « L’initiation », Chantal Renaud et Jacques Riberolles, qui formaient d’ailleurs un couple dans la vraie vie. Son caractère érotique est davantage suggestif dans les poses que le photographe prend de sa belle. Une scène d’orgie reste peut-être le moment le plus osé de la production qui n’arrive pas plus à accrocher aujourd’hui qu’à l’époque.

 

Distribution :

 

Andrée Boucher

 

Jacques Famery

 

Jacques Desrosiers

 

Monique Mercure

 

Jacques Normand

 

Chantal Renaud

 

Jacques Riberolles

 

 

(Source image : http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/petitj/ , Le Petit Journal, dimanche le 25 avril 1971, cahier cinéma, page 6)

 

 

 

 

 

« 7 fois… par jour »

Réalisation de Denis Héroux.

Scénario de Ted Allen.

1971

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En plus de consacrer l’œuvre de Denis Héroux au film de fesses, « 7 fois… par jour » lui permet aussi d’acquérir une crédibilité dans le milieu. En effet, il a fait appel à un producteur d’Israël où a été tourné une partie du film. Jean Coutu y tient le rôle principal, celui d’un homme qui fantasme sur la femme au moins sept fois par jour…

 

Distribution :

 

Jean Coutu

 

Rosanna Schiaffino

 

Dalia Friedland

 

Mosko Alkalai

 

Yael Aviv

 

Suzanne Valéry

 

Ya’ackov Ben-Sira

 

Avner Hizkiyahu

 

Ebba Kaiser

 

Niko Nitai

 

 

(Source image : http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/petitj/, Le Petit Journal, jeudi 7 octobre 1971, cahier cinéma, page 4)

 

 

 

 

 

« Fleur bleue »

(The Apprentice)

Réalisation de Larry Kent.

Scénario de Larry Kent et Edward Stewart.

1971

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Tourné en anglais, par un cinéaste né en Afrique du Sud et mettant en vedette l’artiste de réputation internationale Susan Sarandon, on croirait qu’il s’agit d’une production hollywoodienne si on ne découvrait pas les noms de Steve Fiset, Paul Berval et Nana DeVarennes au générique. Steve Fiset, chanteur et comédien dans le téléroman « Les Berger » y tient le rôle d’un jeune québécois qui hésite entre sa copine militante Michelle et une cover-girl anglophone qu’il cherche à séduire.

 

Distribution :

 

Steve Fiset

 

Susan Sarandon

 

Céline Bernier

 

Jean-Pierre Cartier

 

Carole Laure

 

Gerard Parkes

 

Paul Berval

 

Nana DeVarennes

 

Patrick Conlon

 

Richard Comar

 

Candy Greene

 

Frank Heron

 

Helen Keenan

 

Don MacIntyre

 

Mary Morter

 

Julie Wildman

(Source photo : http://www.somervillehouse.org/dist-apprentice.html )

 

 

 

 

 

« Les chats bottés »

Réalisation de Claude Fournier.

Scénario de Claude Fournier et Marie-Josée Raymond.

1971

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Fort du succès de « Deux femmes en or » l’année précédente, Claude Fournier récidive avec « Les chats bottés » qui mise cette fois davantage sur les vedettes masculines. Donald Lautrec et Donald Pilon y interprètent deux gars prêts à tout pour gagner un peu d’argent et qui vivent librement leur sexualité avec leurs copines jouées par Louise Turcot, Andrée Lalonde et Katherine Mousseau. L’un des moments chocs de ce film, c’est lorsque la tante Zénaïde, rôle  défendu par Janine Sutto, agonise en rêvant de danseurs nus à son chevet. Paul Berval et Jacques Famery complètent admirablement la distribution.

 

Distribution :

 

Donald Pilon

 

Donald Lautrec

 

Louise Turcot

 

Andrée Lalonde

 

Katherine Mousseau

 

Jacques Famery

 

Janine Sutto

 

Paul Berval

 

Patrick Conlon

 

 

(Source image : http://www.cinematheque.qc.ca/exposition/i_1/aff/I_1988_1272.htm )

 

 

 

 

 

« Y’a plus de trou à Percé »

Réalisation de John Sole.

Scénario de Martin Bronstein.

1971

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Bien que méconnu, ce deuxième film de John Sole passe la rampe malgré tout avec dans le rôle titre André Lawrence, un homme que tout le monde trouvait donc beau dans les années 70 et qui fut pendant un moment le conjoint de Dominique Michel. Lawrence y tient le rôle d’un hippie qui va donner des leçons à une bourgeoise du Vermont pendant qu’un professeur de bonne famille (rôle de Gordon Fisher) prend sa place dans une commune de la Gaspésie où l’amour libre est à l’honneur. Céline Lomez et Michèle Mercure forment l’attrayante partie féminine de cette production. Céline Lomez n’en est pas à son premier film du genre puisqu’elle joua notamment dans « L’initiation ».

 

Distribution :

 

André Lawrence

 

Mignon Elkins

 

Michèle Mercure

 

Gordon Fisher

 

Susan Petrie

 

Céline Lomez

 

Julie Wildman

 

Burt Adkins

 

Steve Michaels

 

Richard Comar

 

Leon Morenzie

 

Henry Gamer

 

Jimmy Tapp

 

Walter Massey

 

Tony Westman

 

 

(Source image : http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/petitj/, Le Petit Journal, dimanche 3 octobre 1971, cahier cinéma, page 2)

 

 

 

 

 

« La pomme, la queue et les pépins »

Réalisation de Claude Fournier.

Scénario de Claude Fournier et Marie-Josée Raymond.

1974

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Fort du succès de « Deux femmes en or » et « Les chats bottés », Claude Fournier récidive. Cette fois, la barre était peut-être un peu haute et le talent de Louise Turcot, Janine Sutto et Jean Lapointe, qui joue un libraire gai, ne réussisse pas à sauver la mise. Donald Lautrec tient le rôle de Martial qui se marie avec Louise (Han Masson). Mais lors de leur voyage de noces, voilà qu’il n’a plus de vigueur… Rappelons-nous que cet événement survient à l’époque où le Viagra n’avait pas encore ses lettres de noblesse. Les derniers soubresauts du cinéma érotique se font entendre.

 

Distribution :

 

Donald Lautrec

 

Han Masson

 

Roméo Pérusse

 

Jean Lapointe

 

Réal Béland

 

Thérèse Morange

 

Janine Sutto

 

Louise Turcot

 

 

 

(Source photo : http://www.filmsquebec.com/films/pomme-queue-et-pepins-claude-fournier/)

 

 

 

 

« Tout feu, tout femme »

Réalisation de Gilles Richer.

Scénario de Gilles Richer.

1975

 

Ce film de Gilles Richer est l’un des derniers films typiques de cette époque. Un pompier (joué par Jean Lapointe) tombe amoureux d’une jeune femme (Andrée Boucher) chez qui il est allé éteindre un feu. Pour le remercier, l’étudiante en psychologie décide de soigner la phobie des femmes de notre valeureux héros. C’est ainsi que son appartement devient le lieu de rencontre de la gent féminine la plus libérée de Montréal pour venir assouvir les désirs du sapeur en détresse. Il faut voir Lapointe obligé de jouer une partie de strip poker avec les demoiselles, de quoi faire sourire aujourd’hui.

 

Distribution :

 

Jean Lapointe

 

Andrée Boucher

 

Réal Béland

 

Louis De Santis

 

Denise Morelle

 

Denis Drouin

 

Marc Gélinas

 

Guy L’Écuyer

 

Raymond Lévesque

 

Gilles Pellerin

 

Danielle Ouimet

 

 

 

 

 

 

« Les chiens chauds »

(Hot Dogs)

Réalisation de Claude Fournier.

Scénario de Claude Fournier.

1980

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Avec l’échec des « Chiens chauds » de Claude Fournier, le glas sera sonné pour la comédie légèrement habillée. Si ce n’est d’une distribution prestigieuse comprenant Gilles Latulippe, Jean Lapointe, Monique Lepage, Guy L’Écuyer et Réal Béland, on aurait totalement oublié cette œuvre à mi-chemin entre la comédie érotique et la comédie policière. Un policier de l’escouade de la moralité est délaissé par sa femme lorsqu’elle apprend qu’il doit se travestir pour arrêter des prostituées.

 

Distribution :

 

Harry Reems

 

Nicole Morin

 

Geoffrey Bowes

 

Daniel Pilon

 

Paul Berval

 

Greg Swanson

 

Fiona Reed

 

Gilles Latulippe

 

Denise Naples

 

Ghyslain Tremblay

 

Jean Lapointe

 

Monique Lepage

 

Guy L’Écuyer

 

 

Réal Béland

 

 

Tony Roman

 

 

Et plusieurs autres…

 

 

 

(Source image : http://elephant.canoe.ca/films/hot-dogs_11160/commentaires/)