|
Les présidents de l’Union des Artistes |
|
D’hier à aujourd’hui |
|
|
René Bertrand |
|
(1937-1939) |
|
|
|
|
|
C’est autour d’un groupe
d’artistes lyriques que le chanteur René Bertrand a fondé l’Union
des artistes en 1937. Finalement, dans la Fédération
des Artistes de la radio, il admit comme membre quatre types
d’artistes professionnels : les chanteurs, les comédiens, les
annonceurs et les bruiteurs. Considéré comme une filiale
d’une union des artistes de la radio américaine, l’association a
finalement vu le jour en novembre 1937, ce qui permit
l’établissement des premiers cachets minimum. Outre ses activités
syndicales, très peu d’informations circulent à
propos de René Bertrand. |
|
|
(Source
photo : « La vie d’artiste » de Louis Caron – Voir
Crédits ) |
|
|
|
Édouard « Eddy » Beaudry |
|
|
(1939-1941) |
|
|
|
|
|
|
|
En 1939, la Seconde Guerre
Mondiale éclate. Cette même année, Eddy Beaudry devient le
deuxième président de l’Union des Artistes. À prime abord, ces
deux événements n’ont rien en commun, et pourtant, ils sont
liés par un destin tragique. Connu comme l’auteur, avec Paul Gury,
du radioroman « Rue principale », Eddy Beaudry
est recruté par Radio-Canada pour devenir correspondant de guerre.
Envoyé au Maroc pour couvrir la conférence de
Casablanca entre Churchill et Roosevelt, son avion est abattu
par les Espagnols. Il meurt en pays étranger en janvier 1943.
L’Union des Artistes lui offre des funérailles dignes d’un
ancien président. |
||
|
|
||
|
(Source
photo : « La vie d’artiste » de Louis Caron – Voir
Crédits ) |
|
|
|
|
Gérard Delage |
|
|
(1941-1954) |
|
|
|
|
|
|
|
Troisième président, c’est sous
on règne que l’appellation de l’Union des artistes lyriques et
dramatiques est créée en 1942, pour devenir officiellement
l’Union des Artistes en 1952. L’arrivée de la télévision,
cette même année, ouvrira de nouveaux dossiers à propos des
artistes qui y travaillent. Pour ce qui est de Gérard Delage, il
a une formation solide, ayant étudiée en droit. Gastronome
émérite, Me Delage a aussi fondé l’Institut de tourisme et d’Hôtellerie
du Québec. Au niveau artistique, il fut comédien dans
des radioromans et anima quelques émissions lors de la
naissance de la télévision, dont « La clé des champs »
qui garde l’antenne pendant sept ans. Décoré de l’Ordre du Canada, il
est mort en juin 1991. |
||
|
|
|
|
|
|
||
|
(Source
photo : « La vie d’artiste » de Louis Caron – Voir
Crédits ) |
|
|
|
|
Louis Bélanger |
|
(1954-1955) |
|
|
|
|
|
Vedette de la radio, Louis
Bélanger aura fait un court séjour à la tête de l’Union des Artistes.
C’est sous sa présidence que les artistes de la scène sont
finalement admis dans le syndicat. Louis Bélanger aura aussi permis
à l’Union de signer une entente avec l’Office National
du Film du Canada. À peine deux ans après avoir été élu,
Louis Bélanger démissionne de son poste. Il est décédé depuis… |
|
|
(Source
photo : « La vie d’artiste » de Louis Caron – Voir
Crédits ) |
|
|
|
Mia Riddez |
|
(1955-1957) |
|
|
|
|
|
Première en 1957 : une
femme est élue à la tête de l’Union des Artistes. Mia Riddez est alors connue
comme comédienne. Toutefois, en 1968, au décès de
son mari Louis Morrisset, elle reprend l’écriture de son
téléroman « Rue des pignons ». Une nouvelle carrière, encore plus
importante que celle d’actrice, s’ouvrait alors à elle. Elle est
l’une des grandes auteures de téléromans d’ici, ayant
poursuivi sa lancée avec « Terre humaine » et « Le
grand remous ». Au niveau syndical, elle était à l’origine d’un spectacle annuelle,
le Gala des Artistes, où les participants travaillaient
bénévolement au profit de la caisse de secours de l’UDA. Toutefois,
cette tradition ne dura que deux ans. Sa plus grande réalisation
comme présidente aura été d’entamer les discussions pour
que l’UDA soit désaffilié du syndicat américain. Elle meurt à
81 ans le 13 octobre 1995. |
|
|
(Source
photo : http://www.canald.com/grille/diffusion/1552265/
) |
|
|
|
Jean Duceppe |
|
(1957-1960) |
|
|
|
|
|
La réputation de Jean Duceppe
comme comédien n’est plus à faire. Il a tout joué autant à
la radio qu’à la télé où il participe à de nombreux téléromans dont
« La famille Plouffe », « Rue des pignons » et « Terre
humaine ». Au théâtre, « La mort d’un commis voyageur » et
« Charbonneau et le chef » ont marqué sa carrière. Et que dire de sa
performance au cinéma où il incarna un « Mon oncle
Antoine » plus grand que nature. Son implication politique n’est pas
inconnue des québécois non plus, puisque ses prises de position
souverainiste font partie de la légende de l’homme. C’est lors
de son passage à l’UDA que l’Union s’est désaffilié
officiellement de l’AFRA américaine. On lui doit aussi les premiers
contrats de travail en doublage. C’est aussi sous son règne que l’un
des événements majeurs de la télévision se produit : la
grève des réalisateurs de Radio- Canada. L’UDA a soutenu les
grévistes, notamment en présentant le spectacle
« Difficultés temporaires » au profit des réalisateurs dans la rue. Au
terme d’une vie bien remplie et souffrant de diabète, Jean
Duceppe s’éteint à 67 ans le 7 décembre 1990. |
|
|
(Source
photo : Radio-Canada) |
|
|
|
Bertrand Gagnon |
|
|
(1960-1962) |
|
|
|
|
|
|
|
Le Québec est dans une mouvance
extrême lors du passage de Bertrand Gagnon à la présidence de l’Union des Artistes. En ce début de Révolution Tranquille,
le comédien conclut avec CKVL une entente qui servira de
base à toutes les autres ententes conclues avec les
stations de radio privées. C’est lui aussi qui est président
lorsqu’est inaugurée une nouvelle station de télévision, Télé-Métropole. Bertrand Gagnon ne le sait pas encore, mais il y jouera les
plus beaux rôles de sa carrière à la télé, dans « Cré
Basile », « Marisol » et « Entre chien et loup » où il personnifie le marchand
général Hubert Valois. À 80 ans, il est décédé le 2 mars 2007. |
||
|
|
||
|
(Source
photo : André LeCoz, « Têtes d’affiches » de Marie-Odile
Vézina et Edward Rémy - Crédits ) |
|
|
|
|
Pierre Boucher |
|
(1962-1966) |
|
|
|
|
|
Pierre Boucher est un autre des
nombreux comédiens qui ont occupé le poste de président de l’Union
des Artistes. Pourtant, il n’aurait jamais pensé être un
jour acteur. C’est lors de ses études en droit qu’il découvre
la passion du théâtre. Vedette de nombreuses pièces présentées sur
scène, les téléphiles se souviennent de lui pour ses
rôles dans « Radisson », « Rue de l’Anse » et « Rue des
pignons ». Lorsqu’il devient président en 1962, il y a mésentente avec la
Place des Arts qui refuse de reconnaître la juridiction des l’UDA
sur les artistes qui s’y produisent. C’est aussi à cette
époque que l’on commence à ressentir le besoin de définir
un « statut de l’artiste » qui ne viendra que plusieurs années
plus tard. Après avoir siégé au CRTC, Pierre Boucher s’éteint
prématurément en 1973. |
|
|
(Source
photo : « La vie d’artiste » de Louis Caron – Voir
Crédits ) |
|
|
|
Jean-Paul Jeannotte |
|
(1966-1972) |
|
|
|
|
|
Chanteur lyrique de grande
réputation, Jean-Paul Jeannotte est l’un des rares artistes non
comédiens à diriger l’Union des Artistes. Son passage au
syndicat aura eu des répercussions importantes sur la suite de l’histoire
de l’UDA. En effet, sous sa présidence, on commence à
revendiquer un statut de l’artiste, où le travailleur n’est pas
considéré comme un simple employé d’une station de radio ou de
télévision. L’UDA lui doit aussi la création de la Caisse de
Sécurité du spectacle permettant aux artistes de bénéficier d’une
assurance vie, une assurance accident et une assurance
revenus. Lors de son accession à la présidence, il fut confronté
à un conflit entre l’Orchestre Symphonique de Montréal et ses
choristes. L’événement a de quoi faire sourire lorsqu’on
sait qu’il fut plus tard directeur artistique de l’Opéra de
Montréal. Après avoir enseigné à plusieurs écoles et fait partie de
différents conseils d’administration, il a été
décoré de l’Ordre du Canada en 1987. |
|
|
(Source
photo : Bernard M. Lavoie, « La vie d’artiste » de Louis Caron
– Voir Crédits ) |
|
|
|
Robert Rivard |
|
(1972-1974 et 1975-1980) |
|
|
|
|
|
Robert Rivard est la seule
personnalité à avoir occupé le poste de président de l’Union des
Artistes à deux reprises. En fait son règne n’a été entrecoupé que
d’un court passage de Jean Brousseau à la tête de l’UDA.
Comédien reconnu pour son rôle de Beau-Blanc dans
« Le survenant », Robert Rivard a laissé sa marque à la télévision
dans « Race de monde », « L’héritage » et
« Poivre et sel ». En plus d’avoir joué au cinéma dans « La vraie
nature de Bernadette », il est le père du chanteur Michel Rivard. Comme
président de l’UDA, il a eu de nombreux dossiers à régler, dont
des conflits de travail à Radio-Québec et Télé-Métropole.
Il a fait des pression pour que le Code du Travail
reconnaisse le statut d’artistes pigistes, mais sa plus grande réalisation
demeure la signature d’une entente avec l’Association des
Directeurs de Théâtre (ADT). Il fut victime d’un cancer du
poumon et fut emporté par la maladie le 8 octobre 1989. Il
avait 62 ans. |
|
|
(Source
photo : « La vie d’artiste » de Louis Caron – Voir
Crédits ) |
|
|
|
Jean Brousseau |
|
(1974-1975) |
|
|
|
|
|
Le passage de Jean Brousseau à
la tête de l’UDA fut très bref, mais il aura eu le mérite de demander
au gouvernement le retrait de la loi 22 sur le statut de la
langue française. Sa carrière de comédien aura toutefois été plus
importante que sa carrière politique. Tout le monde le
connaît comme étant le docteur Jérôme Marignon dans « Les
belles histoires des pays d’en haut ». Toutefois, il ne
faudrait pas oublier de souligner sa participation à d’autres séries
télévisées comme « Radisson », « Le paradis
terrestre », « Duplessis », « Une vie » et « Boogie
woogie 47 ». |
|
|
(Source
photo : « La vie d’artiste » de Louis Caron – Voir
Crédits ) |
|
|
|
Louise Deschâtelets |
|
(1980-1983) |
|
|
|
|
|
La réputation de Louise
Deschâtelets n’est plus à faire. Tout le monde la connaît, mais peu de
gens savent qu’elle fut présidente de l’UDA. Pourtant,
elle a fait avancer plusieurs débats de société. C’est elle qui
était à la tête de l’UDA lors du référendum de 1980. Le syndicat
s’était prononcé en faveur de la souveraineté-association.
Elle a aussi appuyé un projet de loi assurant la survie de
l’industrie du disque au Québec. Connue pour son rôle de Doudou dans
« Rue des pignons », c’est à la fin de sa présidence qu’elle
décroche l’un de ses rôles les plus importants, celui de Simone
St-Laurent dans « Peau de banane ». En plus d’animer une
ligne ouverte à la radio, elle fut animatrice à TQS où « Les
carnets de Louise » ont tenu l’affiche pendant quelques
années. Depuis, elle a repris ses fonctions de comédienne et on a
pu la voir dans « Chambres en ville », « Ent’Cadieux »
et « Virginie ». |
|
|
(Source
photo : Monic Richard, |
|
|
http://www.uniondesartistes.com/red/Recherche/Fiche.asp?vlngNoArtiste=108073#
) |
|
|
|
Yves Létourneau |
|
(1983-1984) |
|
|
|
|
|
Pour toute une génération
d’enfants, Yves Létourneau est le comédien qui incarnait « Le
major Plum Pouding » en plus d’être le constable Polycarpe dans
« Le pirate Maboule ». Pour les plus vieux, il a été
Odilon Provençal dans « Le survenant » et Placide
Beaulac dans « Symphorien ». Lors de son passage comme président de
l’Union des Artistes, il élabore le fameux projet de loi sur
le statut de l’artistes qui n’est pas encore acquis et qui
divise encore les membres. Malheureusement, malgré tout
l’effort qu’il y met, Yves Létourneau se heurte au système
bureaucratique de plusieurs ministères. |
|
|
(Source photo :
CKAC – « La vie d’artiste »
de Louis Caron – Voir Crédits) |
|
|
|
Nicole Picard |
|
(1984-1985) |
|
|
|
|
|
Nicole Picard a occupé le poste de
présidente de l’Union des Artistes sur une courte période.
À vrai dire, elle a rempli ses fonctions par intérim lorsque le
comédien Yves Létourneau a quitté son poste. Par la suite,
elle continue d’œuvrer dans l’organisation sans toutefois
reprendre le rôle de présidente. |
|
|
(Source
photo : Serge Jonguë – « La vie d’artiste » de Louis Caron – Voir Crédits ) |
|
|
|
Serge Turgeon |
|
(1985-1998) |
|
|
|
|
|
Alors que les élections
précédentes furent controversées, un seul vote séparant les deux
candidats au siège de président, Serge Turgeon réussit à rétablir
un certain consensus au sein des artistes en se faisant élire
avec une large majorité en 1985. Il n’a pas mis sa carrière de
comédien en veilleuse après avoir été élu, puisqu’il continua de
jouer dans le téléroman « Entre chien et loup » jusqu’à la
toute fin en 1992, poursuivant une longue tradition de rôles à la
télé qu’il avait tenus notamment dans « Les belles histoires
des pays d’en haut » et « Terre humaine ». Cependant, c’est
sa carrière politique et syndicale qui occupa une place
prépondérante dans sa vie. Jamais un président de l’Union des
Artistes n’aura eu autant de visibilité et participé à autant de débat. En
rassembleur qu’il était, c’est lui qui a permis finalement de faire
adopter la loi sur le statut de l’artiste par le gouvernement du
Québec en 1987 et par la gouvernement fédéral canadien en
1992. Parmi ses autres causes importantes, soulignons
son implication pour le milieu de la chanson. Malgré un conflit
avec l’ADISQ en début de mandat, il a su négocier pour
les interprètes des redevances sur les supports audio visant la
copie privée. C’est de là qu’est né la branche Artisti de l’UDA. Il
a aussi permis la mise sur pied de la Fondation des Artistes
pour venir en aide aux artistes traversant une crise passagère.
Il a aussi beaucoup travaillé à protéger le doublage francophone
au Québec. Lorsqu’il quitta son poste, il fut directeur
artistique du Théâtre du Rideau Vert. À 58 ans, sa vie prend fin
abruptement le 18 mais 2004 alors qu’il s’effondre dans un poste
de police où il allait déposer un témoignage à propos du meurtre
d’une de ses amies. |
|
|
(Source
photo : http://www.lifeinlegacy.com/2004/WIR20040522.html
) |
|
|
|
Pierre Curzi |
|
(1998-2007) |
|
|
|
|
|
Pierre Curzi
a occupé une large place dans les médias en 2007. Alors qu’il annonçait son départ
de la présidence de l’UDA, il mettait également un terme à sa
carrière de comédien pour se consacrer à sa nouvelle carrière
politique. En effet, il se présenta comme candidat péquiste
lors de l’élection provinciale du 26 mars 2007. Tout juste
avant de rompre avec le monde artistique, on lui a décerné le
trophée hommage lors de la Soirée des Jutra, couronnant une
fructueuse carrière au cinéma. Rappelez-vous de Napoléon dans
« Les Plouffe » ou encore de Pierre dans « Le déclin de
l’empire américain » et « Les invasions barbares ». Il
serait trop long d’énumérer tous ses films à succès. À la télé, on ne
peut oublier son rôle de François O’Neil dans « Des
dames de cœur », ni son Dosithée Pronovost dans « Les filles
de Caleb » et encore moins son Gilles Bazinet dans « Virginie ».
Comme président de l’Union des Artistes, sa grande réussite
aura été la mise sur pied d’une Coalition sur la diversité
culturelle, un modèle de libre-échange culturel qui fut même adopté par
l’UNESCO et proposé à plusieurs pays à travers le
monde. |
|
|
(Source
photo : http://www.ville.gatineau.qc.ca/theatredelile.htm
) |
|
|
|
Raymond Legault |
|
(2007-…) |
|
|
|
|
|
Au départ de Pierre Curzi, c’est
Raymond Legault qui prit le poste de président de l’UDA par intérim.
Lors des élections de mars 2007, il fut à son tour élu
démocratiquement. La carrière de comédien de Raymond Legault
comporte une feuille de route bien garnie. Au théâtre,
il serait trop long d’énumérer toutes les pièces auxquelles il
a participé, nous nous contenterons donc de dire qu’il
créa le personnage de Tarzan dans « Moi Tarzan, toi
Jane » de Janette Bertrand au début des années 80. Pour Janette, il
livra aussi une performance mémorable dans « Avec un
grand A ». Pionnier de la Ligue Nationale d’Improvisation, il
fut découvert du grand public en 1978 grâce à son rôle de
Jean-François dans le téléroman « Terre humaine ». Par
la suite, à la télé, on a pu le voir dans « Cormoran », « À
nous deux » et « Le retour ». Mentionnons également qu’il joua aux côtés
de Mahée Paiement dans le film « Bach et Bottine ».
Oeuvrant déjà à l’Union des Artistes comme vice-président, l’avenir
nous dira de quelle façon il marquera cette institution comme
président. |
|
|
(Source
photo : http://www.uniondesartistes.com/red/Recherche/Fiche.asp?vlngNoArtiste=138541
) |
|
|
Crédits
et liens |
|
|
|
CARON, Louis, « La vie
d’artiste », Les Éditions du Boréal, 1987, 217 pages. |
|
|
|
Site web de l’Union des
Artistes, http://www.uniondesartistes.com/
|
|
|
|
RÉMY, Edward et Marie-Odile
Vézina, « Têtes d’affiche », Éditions du Printemps, 1983, |
|
430 pages. |
|
|
|
BEAUCHEMIN, Jean-François,
« Ici Radio-Canada – 50 ans de télévision française », |
|
Les Éditions de l’Homme, 2002,
255 pages. |
|
|